La Posturologie

posturologie Niort

 

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Qu'est-ce que la posturologie ?

Comment un homme maintient-il une posture debout face à la gravité, aux vents, ... ?

Il est évident qu’il possède une aptitude à réajuster et à corriger tout écart par rapport à la verticale.

Pour réaliser cet exploit neurophysiologique, l’organisme utilise différentes sources :

  • les extérocepteurs qui nous situent par rapport à notre environnement (tact, vision, audition) ;
  • les propriocepteurs qui situent les différentes parties de notre corps par rapport à l’ensemble, dans une position donnée
  • les centres supérieurs qui intègrent les sélecteurs de stratégies, les processus cognitifs et traitent les données issues des deux sources précédentes.

Il existe toutefois un “invariant postural” qui représente la position idéale du corps dans l’espace, à un moment donné de notre évolution phylogénétique.

Deux de ces entrées dominent : le pied et l’oeil : Ce sont à la fois des extérocepteurs (exocapteurs) et des propriocepteurs (endocapteurs).

Si, sur le plan fonctionnel, l’oreille interne, fortement enchâssée dans le massif pétreux, se dérègle peu, il n’en est pas de même pour le pied et l’oeil.

Un léger défaut de convergence oculaire, ou une asymétrie podale, peuvent provoquer un déséquilibre des chaînes musculaires posturales ; diverses pathologies articulaires apparaîtront, qui ne seront pas la cause mais la conséquence du déséquilibre.

Ce trouble statique provoquera des sollicitations anormales sur tout le système locomoteur. Les contraintes articulo-capsulaires qu’il génère seront à la base de différents phénomènes pathologiques, algiques et inflammatoires souvent traités de manière purement symptomatique.

La posturologie permet donc de corriger le facteur mécanique de différentes affections du système locomoteur et vertébral, de mieux comprendre les diverses pathologies et d’apporter une correction étiologique en lieu et place des habituels traitements symptomatiques dont on connaît le coût, la iatrogénicité et les possibilités de récidive dans le temps.

POSTURE NORMALE
=
ABSENCE DE CONTRAINTE, RAPPORTS HARMONIEUX,
=
PAS DE DOULEURS.

CONSÉQUENCES DES TROUBLES STATIQUES

Elles peuvent s’exercer à différents niveaux :

  • articulaires
  • capsulaires
  • ostéoligamentaires
  • musculaires
  • tendineux
  • aponévrotiques
  • etc…

    * Les conséquences seront nombreuses :
  • à plus ou moins long terme, apparition de douleurs, de raideurs et de contractures
  • Limitation des mouvements articulaires liée aux verrouillages musculaires et qui favorise ainsi le dépôt d’arthrose («la vie, c’est le mouvement»);

Limitations et contractures réflexes vont provoquer une baisse du rendement musculaire, un épuisement des réserves de glycogène et une acidose.

Chez le sportif : c’est le terrain des crampes, des claquages, des courbatures et des tendinites; mais également de la baisse des performances, ou de la non progression des performances, malgré l’entraînement.

Dans l’avenir, la principale façon d’améliorer les performances des sportifs de haut niveau, sera de reprogrammer leur système postural

 

LES TECHNIQUES PARACLINIQUES D'ANALYSE

Si l'examen clinique est l'étape fondamentale du diagnostic, différents examens paracliniques peuvent venir l'étayer et contribuer à différentes recherches sur le système postural. Toutefois un outil d’analyse se distingue : c'est la plate-forme de stabilométrie.

Elle permet d’analyser les oscillations posturales d’un individu debout, dans différentes situations : yeux ouverts / yeux fermés, par exemple et ainsi d’avoir une idée sur son équilibre et son système postural. Elle permet d’étudier dans le temps les variations de position du centre de pression. Le tracé ainsi obtenu sera à la base de l’analyse de différents paramètres.

Les variables dépendantes, mesurées sur un enregistrement de 51,2 secondes, sont les suivantes :

1 - La surface (S), 
La surface de l’ellipse de confiance, qui comprend 90 % des positions échantillonnées du centre des pressions, est la mesure statistique la plus rigoureuse de la dispersion de ces positions (Takagi et al. 1985, dans Weber et Gagey, 1995). Elle est exprimée en millimètre carré.

2 - La longueur (L),
Ce paramètre nous a paru intéressant, surtout en situation Yeux Fermés, car il est souvent modifié par les manipulations des différentes entrées du système postural. La longueur est mesurée en millimètre.

3 - X-moyen (X),
Il étudie le roulis, c’est-à-dire la désaxation latérale du centre de pression. Il s’exprime en millimètre, il est négatif pour une déviation à gauche, positif pour une déviation à droite.

4 - Y-moyen (Y),
Il étudie la projection moyenne du centre des pressions du sujet sur l’axe antéro-postérieur. Cette mesure est faite en millimètre.

5 - La longueur en fonction de la surface (LFS),
Elle mesure le chemin que parcourt le centre des pressions par unité de surface. Ce paramètre donne une idée de l’énergie dépensée par le sujet pour contrôler son équilibre (Vallier).

6 - La variance en fonction du Y (VFY),
Il existe une très forte corrélation entre la position du centre des pressions selon l’axe des Y et la
variance de la vitesse des déplacements ; il est donc possible d’établir une courbe de régression.
Le VFY mesure la valeur du paramètre du patient par rapport à cette courbe.

7 - Le Quotient du Romberg (QRBG),
Il permet d’apprécier le “poids” de l’oeil dans la gestion de l’équilibre (Henrikson et al.). C’est le
quotient de la surface Yeux Fermés par celle Yeux Ouverts multiplié par 100 pour faire apparaître les décimales : QRBG = (SYF/SYO) x 100.

8 - Les dérivées de Fourriers,
Elles permettent de mettre en évidence les pics fréquentiels normaux et anormaux, aussi bien sur
les oscillations antéropostérieures que sur les transversales.

CONCLUSION

Apprendre à analyser le système tonique postural, apprendre à examiner ses différents capteurs (le pied et l’oeil ne sont pas les seuls), à les corriger, voilà le but de la posturologie moderne. 

Dans la plupart des cas, la reprogrammation posturale est stable dans le temps et la correction des différents capteurs définitivement acquise. 

Le médecin devrait être le pivot central d'une équipe transdisciplinaire de posturologie : il est le garant du diagnostic et le répartiteur des rôles.
Les postures et la rééducation vont dans le sens de la reprogrammation et agissent en synergie avec elle.
Au fil des séances, il peut suivre l'évolution et contrôler la thérapeutique.
Chez le sportif, un travail adapté pourra renforcer l'action de la reprogrammation posturale.
Chez le patient scoliotique ou chez le patient atteint de séquelles neurologiques, la synergie avec les techniques classiques est indispensable si l'on veut espérer une amélioration conséquente.